De nouveau, elle dormi jusqu’à très tard dans la matinée, et fut surprise, à son réveil de trouver le plateau du petit déjeuné préparé sur le bureau. A nouveau des croissants chauds, du café, fumant, deux tasses, du jus d’orange, dont la pulpe était encore écumeuse dans une carafe, posée à coté de deux grands verres. Il était aux petits soins.
Il avait allumé la stéréo, et, de nouveau, de la musique calme et douce emplis la pièce.
Son regard fut attiré par la boite, celle à ouvrir dimanche, posée au milieu du plateau du déjeuné… mais son réveil était encore trop frais que pour commencer à se poser des questions. Un bouquet de roses était posé à coté du plateau, elles sentaient fort et, surtout bon.
Le disque passa au morceau suivant, la musique berçait ses pensées, elle l’écoutait sans l’entendre, pourtant les mélodies s’imprégnait en elle.
Elle se retourna, dans le lit, et remarqua la présence de son homme, qui s’était installé, confortablement, adossé sur des coussins. Elle avait senti qu’il lui caressait le dos, du bout des doigts, et cela lui faisait du bien. Et ce fut lorsqu’il s’arrêta qu’elle se tourna.
Elle posa sa tête sur son torse, et glissa ses bras au tour de lui en geste d’affection. Elle était heureuse.
Il attendit un blanc dans la musique, entre deux morceaux, pour lui parler.
Je dois te demander quelque chose, lui murmura t’il.
Quoi donc, murmura t’elle… elle parlait sur un ton un peu inquiète.
Que voulait il lui dire ? Qu’allait il lui demander ? N’avait elle pas fait tout ce qu’il voulait, ne s’était elle pas asse donnée jusque la ? Allait il lui avouer qu’il sortait déjà avec d’autres filles, en même temps qu’elle ? Il n’oserait quand même pas lui proposer un autre garçon en plus de lui… il ne comptait quand même pas lui dire, la, maintenant que tout était fini entre eux et qu’il s’était bien amusé, au revoir et merci ???
Toutes ces questions lui passèrent par la tête, sur les quelques secondes qu’il lui fallut pour répondre et entendre sa réponse.
As-tu aimé, tout ce que je t’ai fait jusqu’à maintenant. Ne réponds pas trop vite, et surtout, dis moi simplement oui, ou non.
Elle réfléchi un long moment, durant le quel il lui caressa les cheveux, jouant à lui faire de petites crolles.
Elle fut soulagée de n’entendre que ces mots, et ses doutes s’évanouirent aussi vite qu’ils étaient venu, sans doute du à la fatigue et aux épreuves un peu spéciales qu’il lui avait fait endurer, mais ce n’était qu’une jeune fille, faible, qui se donnait, d’une manière un peu spéciale à son goût, même si elle était prête à recommencer encore et encore, week-end après week-end, pour un peu qu’il soit sincère avec lui.
Et elle répondit, oui, tout. Mais si tu m’avais demandé de te faire, ou de subir tout cela de but en blanc je ne l’aurais pas fait, et je n’aurais pas accepté. C’est vraiment parce que tu as tout fait par étape que je t’ai permis d’aller si loin. Mais j’ai tout aimé. Pourquoi cette question ?
Parce que, ce qu’il reste au programme vas un peu plus loin, et si tu n’as pas aimé jusqu’à maintenant, même la plus petite des choses, je ne veux pas te faire subir la suite, pas uniquement pour mon plaisir, il faut que tu y trouves le tiens aussi.
Mais… j’y trouve mon plaisir, si non, je ne te laisserais pas faire, tu t’en doutes ?
Bien, alors dans ce cas, je voudrais que tu me dise si tu es d’attaque pour finir ce week-end, ou si tu veux que je m’arrête la, et qu’on passe un dimanche pépère…
Il était ennuyé de poser cette question, mais ce qu’il avait préparé était pire que tout le reste, et il voulait son accord, par principe.
Il l’espérait intiment, mais si elle refusait, il le comprendrait… et au pire, ils pourraient toujours refaire ce qu’ils avaient fait jusque la, c’était déjà assez jouissif…
La musique l’aidait à attendre sa réponse, tout comme elle l’aidait sans doute à se décider.
Mais elle répondit positivement à sa requête, sans poser de questions sur ce qui allait suivre.
Elle savait pertinemment qu’il ne lui dirait rien pour ne pas en briser le charme, celui de la découverte et de la surprise. Où est l’extase quand on sait déjà ce qui va arriver ???
Et elle se serra plus fort contre lui, plus amoureuse encore.
Il continua de lui caresser le dos, ce qui la fit frémir.
Elle lui posa une question à son tour.
Promets moi que tu ne joues pas avec moi, comme d’autres le font. Je veux bien tout accepter, tout faire, seulement si tu es sincère et honnête avec moi.
A peine avait elle fini sa phrase, qu’il lui répondit, sur le ton le plus ad hoc possible qu’il serait toujours sincère et honnête avec elle, et qu’il ne voulait pas la perdre. Que c’était pour cela qu’il en prenait soins et qu’il lui posait, pour une fois, ces questions, avant de lui faire découvrir d’autres horizons.
Et elle fut rassurée, pour de bon.
Elle lui sourit, même si il ne pouvait la voir faire. Et elle lui demanda encore de lui caresser le dos, mon dieu qu’elle aimait cela, ses mains sur son dos, ses ongles qui la griffaient doucement.
Ce qu’il fit encore un moment, un long moment, rien n’était trop beau pour elle. Après, bien après, il se décida, la faim commençait a le tirailler, et certainement à elle aussi…
Bon, ben, il ne nous reste plus qu’à manger tant que c’est chaud, alors…
Sur le plateau, les croissant distillait toujours une bonne odeur, tout comme le café.
Il se leva, et servi sa dame, avant de se servir…
Elle mangea plusieurs croissants et son appétit l’étonna…
Il avait déjà couché avec plusieurs autres filles, d’accord, pas comme cela, car même s’il avait tout prévu, tout préparé, jusqu’au moindre fait et geste, c’était une première pour lui aussi, personne n’avait jamais mangé autant de croissants et bu autant de café comme de jus d’orange.
Ne te rends pas malade, lui dit il… en souriant.
Je reprends des forces, lui répondit elle, c’est que tu es exigeant dans un lit, et la, pour le compte, tu m’as creusé l’appétit, comme si je n’avais plus mangé depuis trois jours… lui répondit elle, tout sourire aux lèvres.
Elle hésitait à se couvrir avec le drap du lit, mais voyant qu’il la regardait, qu’il louchait sur ses formes généreuses, elle sourit à nouveau, et resta assise sur le lit, ses seins à l’air.
Après avoir mangé, il continua de lui caresser amoureusement le corps. Et elle ne pouvait s’empêcher de se demander ce qu’il avait bien pu prévoir, si ça lui plairait ou pas. Mais le désire étant plus fort que tout, ils s’embrassèrent, et firent encore une fois l’amour, comme la première fois. Sans rien, sans fellation, sans cunnilingus, ni sodomie, simplement l’amour, pour terminer cette belle matinée qui s’achevait, qui tirait doucement sur l’après midi…
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