Elle avait l’air bête, le poing en l’air, ses grands yeux bleu se posant des questions devant cet homme, qui se tenait dans l’encadre de la porte.
Il était grand, plus grand qu’elle, d’au moins cinq bons centimètres, peut être huit, si elle ôtait ses hauts talons. Ses cheveux noirs, coupés courts…
Ses yeux marron, et bien rasés. Un torse bien bâtit, c’était un sportif né. C’était peut être ça qui l’avait attiré quand elle l’avait rencontré.
Elle s’en souvenait parfaitement… il était une classe au dessus de la sienne, et pendant une heure de fourche, elle se promenait dans le campus.
Ses pas l’avaient fait dériver vers la piste de sports, pourquoi, elle l’ignorait encore aujourd’hui, ses amies aussi. Elle l’avait regardé jouer au basket.
Et elle avait soupiré… ses amies lui avaient dit, vas le voir, qu’es ce que tu risque… mais elle ne voulait pas, elle avait peur. Plusieurs semaines s’étaient passé avant qu’elle se décide, mais elle avait réussi, ne lui demandez pas comment, elle ne vous répondrait pas, a connaitre son horaire, ses habitudes, ou il traînait, qui était ses amis. Une véritable enquête de police. Et un jour, elle s’était décidée. A la cantine, à s’asseoir à coté de lui. Elle savait
Qu’il la regardait aussi, qu’il la désirait même. Mais ce qu’elle ignorait, c’était si il voulait juste la mettre dans son lit, ou si c’était plus profond. Et c’était pour ça qu’ils se voyaient en cachette le plus souvent possible, ou elle avait tout refusé, a part de l’embrasser, de temps en temps, mais sans y mettre la langue.
Elle lui avait dit, plus tard. Et un jour, le plus tard était arrivé. Ça l’avait même surprise que ce soit elle qui pousse sa langue entre ses dents blanches…
Timidement, elle avait caressé la sienne, avant de se raviser et de repartir, elle s’en souvenait parfaitement, à un inter cour. Elle n’avait plus rien foutu de bon de toute la journée… et cette pensée la faisait encore sourire. Puis le temps avait passé, et au bout d’un moment, c’était devenu sérieux. Il l’avait invité chez lui, puis l’inverse, et c’était devenu officiel. Il la couvrait de cadeau, et elle lui glissait des mots doux dans son casier, par les fentes d’aération.
Il les avait toutes gardées, chaque une de ses lettres, ou elle se dévoilait un peu, et un peu plus à chaque fois… lui disant combien il était gentil avec elle, comment elle aimait sa compagnie, et surtout de ne pas forcer les choses en mettant sa main sur sa cuisse. C’était futile, elle le savait maintenant, mais, il y a encore une semaine de cela, c’était important pour elle.
Et maintenant, elle allait passer le week end chez lui, du vendredi soir au lundi matin, ses parents ne rentreraient que lundi soir, mais lundi, il fallait aller au cours.
Et si ils faisaient l’amour tous les jours, quelle semaine elle allait passer… et elle lui rendit son sourire, toujours le poing en l’air devant la porte, et devant son amoureux qui venait de lui ouvrir…
Ils se saluèrent, même si elle avait l’air bête, ça ne fut visible que quelques secondes. Le simple fait de le voir avait fait s’évaporer chaque un de ses doutes…
Et ils s’embrassèrent, sur le pas de la porte avant qu’il ne la laisse entrer. C’était elle qui s’était jetée à son coup, laissant tomber son sac sur le trottoir, dans un bruit sec de vêtements qui tombent…
Un baisé tendre et langoureux, comme l’amour qu’elle lui portait. Et elle le suivit à l’intérieur.
La maison n’était pas grande, mais c’était plus que suffisant. Bien décorée, un mobilier classique.
Il lui avait fait remarquer comme elle était belle, et que le rouge lui allait bien, elle avait souri, en détournant le regard… même si c’était pour ça qu’elle avait laissé un bouton ouvert, pour dévoiler ses formes, et qu’elle avait mis un soutiens rouge, car c’était une couleur qu’il aimait, elle le savait.
Il l’amena dans sa chambre, montant les marches de l’escalier quatre à quatre. Voulait il lui refaire l’amour tout de suite? C’était rapide, et cela l’intrigua.
Mais il rompis le silence, en lui disant qu’il avait un cadeau pour lui, après avoir gravi quelques marches.
Un cadeau, avait elle rétorqué, intriguée? Mais tu m’en fais déjà tant.
A son doigt, elle avait mis la bague qu’il lui avait offert après un mois ensemble, une petite bague, toute simple, ne valant certainement pas grand chose, mais aussi jolie que ces yeux lui avait il dit, depuis elle ne la quittait plus, et a chaque fois qu’elle avait le cafard, elle la regardait, et repensait a ce grand garçon tout timide de lui offrir un petit écrin avec ce bijou a l’intérieur…
Un peu plus tard, c’était la boucle de ceinture, qu’elle portait aujourd’hui, qu’il lui avait offert. Une tête de lapin. Sur le coup elle n’avait pas compris, mais une de ses amies c’était chargée de lui expliquer que c’était “playboy”. elle lui avait demandé une explication dès qu’elle l’avait revu, et il lui avait dit, tu me fais attendre, et c’est une manière gentillette de te le faire remarquer, et pis, j’sais bien que j’suis un playboy pour toi, j’suis sur que tu rêves de moi tous les soirs… elle avait répondu par un petit oui étouffé, a demi gênée, et fière, de ce garçon qui lui dit ce qu’il penses honnêtement et qui fait des cadeau un peu osé, car son amie lui avait dit, playboy, c’est aussi une revue porno… et qu’en général quand on fait ce genre de cadeau, c’est qu’on trouve la fille jolie. Et c’était vrai, qu’elle était jolie. Ses jambes fermes, et longues, son ventre plat, ses seins que tous les garçons de sa classe mataient du coin de l’oeil et qu’elle faisait mine de ne pas voir…
Le parfum qu’elle portait, pour lui faire savoir qu’elle ne l’oubliait pas, qui laissait une trace de son passage partout ou elle passait. Une bouteille chère, qui était tellement agréable à porter et qui rappelait l’odeur de la plage, un jour de beau temps…
Et d’autres petites babioles, qu’elle n’aurait pas pu prendre avec, une postiche en porcelaine, en fait, une famille de petits oursons, qu’il lui avait offert en plusieurs fois…
Et elle avait répondu à tout avec des petits mots doux, lui disant de prendre patience, qu’elle ressentait des choses pour lui, et surtout merci. et comme elle ne savait pas quoi lui offrir, elle passait son temps à l’emmener partout ou elle allait, l’invitant pour un oui ou un non, a la réflexion, c’était toujours elle qui l’invitait, mais elle ne lui laissait que rarement l’occasion de le faire, les lettres sont tellement pratique pour “imposer” sa volonté, en fait, elle ne voulait pas arriver trop vite chez lui et encore moins dans son lit… mais ça c’était fait, la semaine dernière; et elle l’avait choisi. Lui, avait été récompensé de sa patience, et encore plus maintenant, elle allait passer le week-end chez lui.
Mais quelle folie as tu encore fait, lui demanda t’elle?
Trois fois rien, avait il répondu, c’est pour passer un bon week-end…
Elle choisi cet instant pour lui rappeler sa phrase, au téléphone, de la veille… tu vas m’apprendre à jouer du sexe comme on joue de la batterie?
ces mots étaient sortis incertains de sa bouche, un peu tremblant, elle avait peur de faire tache dans l’atmosphère avec cette réflexion stupide, mais trop tard, c’était dit et avant même qu’elle aie fini sa phrase, elle regretta ses paroles.
Oui, répondit il, embêté aussi d’avoir dit cela comme ça, mais tu vas voir.
A peine avait il fini sa phrase qu’ils étaient dans sa chambre.
Une grande pièce à deux fenêtres. sur le bureau, il avait disposé quatre boites a chaussures, identique, si ce n’est que sur chaque une il avait écrit à l’indélébile, a ouvrir vendredi soir, a ouvrir samedi, a ouvrir dimanche, a ouvrir lundi matin.
C’est quoi, demanda t’elle?
ouvre avait il répondu… un peu timide, c’était la première fois qu’il jouait à ce petit jeux de cadeau, et aussi, la première fois qu’il était vraiment amoureux de quelqu’un.
Ce qu’il allait lui apprendre, il l’avait appris lui même d’une de ses ex, et il espérait qu’elle serait d’accord d’y jouer, mais il n’en était pas sur.
Alors, elle s’avança, et ouvrit la boite nommée, a ouvrir vendredi soir.
Il n’est que huit heure, dit elle, on est pas encore le soir…
Pas grave, répondit il, ouvre, tu verra.
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