Chapitre 01 – le trajet

Elle venait d’avoir dix neuf ans, et bien sur qu’elle l’aimait son nouveau copain.
Cela faisait six mois qu’elle le connaissait, six mois qu’ils se voyaient, dont quatre en cachette. Mais bon qui n’a pas ses petits secrets? Comme tout le monde, non?
Elle s’était offerte à lui, la semaine dernière, et ça c’était bien passé, et elle n’attendait qu’une chose…
C’était de le revoir. Elle en mourait d’envie, même si elle avait un peu peur.
La première fois, ces images trottaient dans sa tête, comme un film qu’on a trop vu et dont on connaît la fin mais qu’on veut revoir pour revivre encore et encore l’intrigue et surtout le dénouement.
Elle était belle, cette petite blonde, du haut de ses dix neuf ans, et son copain, un charme… vingt et un ans et presque autant de conquête… elle ne pouvait pas en dire autant, elle lui avait donné sa virginité.
Elle se souvenait de tout, alors qu’elle était dans son bus, regardant béatement les maisons, les rues, les arbres défiler sur le trajet.
Il l’avait touché, le bout des seins, et l’avait embrassé. Elle avait mis ses bras au tour de son coup et lui avait rendu son baisé. Il lui avait mis la main sur les fesse, elle était un peu gênée, que fallait il faire? Et il lui avait embrassé le bord des lèvres, la joue, le coup, entre ses seins, entre deux boutons qu’elle laissait défait, toujours, pour faire ressortir sa poitrine, déjà bien faite, pour son age. Puis, il avait défait les boutons, et avait joué avec ses seins. Elle s’était laissée faire, intriguée, mais elle aimait cela. Ses mains expertes sur son corps. Puis, il avait ouvert son pantalon, et l’avait caressé. Quel frisson… il lui avait parcouru toute l’échine, et elle l’avait embrassé a nouveau.
Ils avaient fait l’amour, normalement. Rien qui sortait du conventionnel. De toutes façon, ses amies lui avait dit, n’en fais pas trop la première fois, ou tu passeras pour une garce. Du coup, elle s’était juste laissée pénétrer. Oui, bien sur, elle l’avait touché et caressé aussi. Ce pendant, elle n’était pas sure d’avoir eu un orgasme…
Orgasme, ce mot résonnait dans sa tête… étais ce ça, ou pas? L’avait elle eu? Elle n’aurait su le dire. Ses amies lui avaient dit au bout d’un moment, gémi, ça lui fera plaisir… et c’est ce qu’elle avait fait, un petit gémissement étouffé. Ils n’étaient pas seul dans la maison, et elle avait un peu peur. Mais cette fois, c’était différent. Lui, il avait joui, c’était sur et certain.
Il l’avait appelé, la veille, pour lui dire qu’ils seraient seuls chez lui tout le week-end. Bien sur qu’elle avait accepté de venir.
Le bus s’arrêta, et elle descendit. Il ne lui restait plus qu’à finir le trajet à pied…
Avait il aimé? Elle le pensait sincèrement, ou du moins elle l’espérait. Il lui avait promis de lui apprendre à jouer du sexe comme on joue de la batterie, et c’est cette expression qui lui trottait maintenant dans la tête. Que voulait il dire?
Elle avait fait tout ce qu’il avait voulu, même si, elle en était certaine, il s’était retenu de faire certaines choses, mais les quelles?
Aurait il voulu qu’elle le suce? bien sur qu’on lui en avait déjà parlé, mais elle n’avait jamais essayé… comment faisait on ces choses la? Faut il tout mettre en bouche? Y mettre les mains ou pas? Mordiller? Et dans ce cas, es ce que ça lui ferait mal? Elle l’ignorait… ou fallait il tout faire? C’était confus dans son esprit… a part la pénétrer, qu’aurait il pu faire de plus? Y aurait il mis la langue? Cette idée la gênait un peu… il y avait déjà mis la main, et un doigt, et même si ça l’avait dérangé sur le coup, c’était asse agréable…
Jouer du sexe comme on joue de la batterie… qu’est ce que cela pouvait bien signifier? Le chemin se raccourcissait maintenant, et elle arrivait bientôt chez lui. Encore quelques pas. Elle repensait à son petit cris étouffé… était il feint ou pas, elle n’en était pas sure mais encore moins certaine. Elle avait eu un peu mal, mais ses amies l’avaient prévenue, la première fois, ça fait mal. Étais ce a cause de cela qu’elle avait gémi, pour qu’il s’arrête, ou au contraire, pour qu’il continue, encore et encore? Mais alors, pourquoi s’était il arrêté?
A cette idée, elle pointa.
Elle était belle, sa chemise blanche entrouverte, découvrant un soutiens rouge pale, un jeans bleu, et un sac sur le dos, avec ses p’tites affaires pour le week-end. Sur le coup elle se dit qu’elle en avait trop pris, mais trop tard.
Et maintenant, voila qu’elle pointait… elle était sur que, si il la voyait, la maintenant, il rirait… et elle se força a penser à autre chose
Espérant que cela passerait avant qu’elle arrive chez lui. Si non, elle pourrait toujours dire que c’était à cause de l’air un peu frais. Ça lui était déjà arrivé, chez elle, de pointer, en sortant de son bain, la fenêtre ouverte… un petit courant d’air, et hop!
Ou alors elle pensait a lui, a cette merveilleuse soirée, et la aussi. Elle était embarrassée, et juste devant sa porte.
Elle passa sa main sur sa poitrine, et les sentis, ses seins, un peu dur, et ses tétons… elle rougit.
Elle pris sa respiration, et toqua.
Mais personne n’ouvrit.
Elle voulu toquer à nouveau, mais des questions embrasaient son esprit… était il la? Était il seul?
Elle toqua quand même une seconde fois…
Et à nouveau personne n’ouvrit. Et si c’était une femme, qui dans l’empressement se rhabillait et viendrait lui ouvrir? Quelle honte…
Était il comme cela? A jouer de plusieurs femmes à la fois? Si c’était le cas, elle partirait, non pas sans le gifler, mais déshonorée.
Fallait il lui téléphoner pour lui dire qu’elle était devant la porte, jouant d’un peu de charme pour le faire venir? Voulait il se faire désirer?
Peut être, elle l’appellerait si il n’ouvrait pas cette fois ci.
Et elle se décida à toquer encore une fois.
Elle leva le poing et failli lui mettre une pèche, alors qu’il ouvrait la porte…

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